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Vertige

 VERTIGE

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"Populaire"
1er album  (At(h)ome / Sony)
Sortie le 24 avril 2020

“Vertige de l'amour”, chantait Alain Bashung. Dans sa chanson, il était question de rêver trop fort. On ne rêve jamais assez fort. Les deux garçons de Vertige rêvent très fort. Rêver, ça permet de s'évader, de s'aérer quand on est pris dans les tourments et la tourmente d'un groupe de rock dont on ne maîtrise soudain plus vraiment le destin, les desseins. Jérôme Coudane avec Déportivo et Robin Feix au sein de Louise Attaque ont ainsi connu ces groupes à la croissance obligatoire, au gigantisme de moins en moins contrôlable. Il leur fallait un groupe personnel, un groupe sans pression, un groupe pour le plaisir de jouer, d'expérimenter, de casser les moules et la routine.

player Vertige
https://soundcloud.com/user-65208709/sets/vertige-1/s-i9JqH

Les deux garçons se connaissent, sur les routes de France, depuis plus de vingt ans. Chacun y a développé ses goûts, et ses dégoûts. Robin Feix avait découvert Déportivo sur une cassette qui traînait chez le tourneur de Louise Attaque. “J'ai immédiatement été fan, se souvient-il. Nous avons alors joué plusieurs fois ensemble, dont une tournée au Canada. Ils étaient aux anges de partager notre scène. Ils ne jouaient pas très bien, mais très très fort. Ils étaient la décontraction incarnée.”

Les deux musiciens, par peur d'attraper le cynisme, ont quitté Paris, la France même. Robin vit à Brighton en Angleterre où après une très longue période sans toucher à sa basse, s'est réconcilié avec elle et ses possibilités. Jérôme, lui, a choisi Barcelone. Petit à petit, les deux musiciens se retrouvent, échangent, se rencontrent l'un chez l'autre. Après le dernier album de Louise Attaque, Robin décide que son prochain projet avait un devoir de radicalité. Radicalité du son, radicalité des attitudes, radicalité des mots hallucinés : “J'avais même trouvé un nom pompeux pour cette musique : pop radicale” . L'oxymore est vif : il lui plait et restera un phare dans l'écriture.

Robin n'est pas parti les mains vides des derniers enregistrements de Louise Attaque : il a brièvement emprunté le jeune batteur du groupe, Nicolas Musset, en 2018, pour déjà enregistrer les basses et batteries d'un projet encore vague, mais qui lui redonne goût à la basse. “Je voulais tourner autour des trucs qui me tiennent à cœur depuis toujours en tant que bassiste : Peter Hook de Joy Division, les Young Marble Giants mais aussi le Manu Chao de Clandestino…”

A force de se croiser et d'échanger, Robin et Jérôme décident alors, sans pression, sans but même, d'enregistrer ensemble, pour la première fois en plus de vingt ans d'amitié. Ça commence à Brighton, où il y a de quoi fumer, des nuits blanches à occuper, des mouettes en backing vocals, de la bonne mood partout. Quand Jérôme découvre finalement les maquettes de Feix, il est convaincu de pouvoir leur trouver des mots, des mélodies. Robin se souvient de la fluidité, de la facilité des échanges. “On avait l'intention de ne pas se prendre la tête, un morceau est venu, puis un second, puis…”

"Puis" c'est quelques semaines d'envois intensifs de fichiers , au rythme soutenu des humeurs, entre Brighton et Barcelone. Les deux éxilés volontaires buttent parfois sur des détails informatique mais jamais sur l'essentiel : le songwriting. Minimal, il est pourtant d'une ampleur spectaculaire. Une basse, aucune guitare, une voix, quelques claviers de traviolle : la palette étroite, dogmatique se révèle étonnamment permissive. Avec ces contraintes, Jérôme et Robin compensent par l'imagination et les milles teintes de la voix, d'une grande traîtrise. Elle susurre, murmure des mots durs que le rock, partout ailleurs, hurlerait poing levé et torse bombé. Il faut ainsi découvrir la langueur nonchalante de Galaxie , une de ces chansons faussement innocentes et vraiment virulentes comme cet album en regorge. Car ici, les mots et les musiques jouent souvent à "je t'aime, moi non plus", à se contredire, la joie minimisant le chagrin, la douceur s'opposant à la rage. Ça donne un mambo de l'apocalypse, hymne joyeux à la fin du monde ( Bassonica , impitoyable), un tube mélancolique pour adulte fatigué ( Glace ), du rock robotique et cagneux ( Matinée , comme du Franz Ferdinand avec une rage de dents) ou une miniature charmante et toxique comme SM .

Robin se souvient. “On est parti sur cette idée de pop radicale. On voulait de la mélodie, mais aussi construire les morceaux comme nous ne l'avions jamais fait en groupe… On voulait cracher notre inspiration, on ne voulait rien de trop élaboré comme les compositions du fameux et unique album des Young Marble Giants… On s'était fixé des règles : aucun refrain ; des morceaux d'une ou deux minutes ; aucun passage d'accords élaborés.” Les deux garçons, dans la nuit enfumée de Barcelone où l'herbe est plus verte, s'accrochent à la naïveté de leurs débuts, à cette spontanéité, à cette fraîcheur. Et ça marche : l'écriture devient automatique, surgissent des fulgurances comme “Las Vegas parano chez les nationalistes”. Sans même s'en rendre compte, Jérôme et Robin ont une vingtaine de chansons en stock. L'un et l'autre évadés des majors, ils optent pour le label indépendant At(h)ome, tenu depuis dix-sept ans par deux frères. La signature est rapide, très rapide.

Il faut alors dénicher le bon producteur, le mixeur idéal. Jérôme se souvient avoir collaboré, sur son album Navarre, avec les Rémois surdoués d'ALB. Entre eux et le duo, le courant passe immédiatement : leur science du son est identique à leur passion pour toutes choses pop. Il ne faudra que dix jours pour produire l'album dans le petit studio encombré de claviers vintages qu'ALB hante à Paris. Pour le mixage, la fluidité est encore au rendez-vous : le grand Stéphane “Alf” Briat (Air, Phoenix) connaît Jérôme, connaît ALB. Le choix s'impose.

Tout est alors prêt : le label, les chansons, les mots, la pochette signée Robin, la production, le mixage. Il ne reste qu'un énorme détail à régler : le nom du projet. Robin raconte : “Un jour, Jérôme m'envoie un mail, où il me dit que l'écriture des textes lui fout le vertige. Je réponds que j'aime bien ce mot : “vertige”. Le lendemain, Jérôme propose que nous appelions le projet Vertige !”

Ou comment passer en quelques lignes et écoutes de Vertige de l'amour à l'amour de Vertige.

JD Beauvallet


www.facebook.com/vertigeofficial

 

Disponible en concert

Avril 2020
02 Nantes / Stéréolux ( + Dionysos)
03 Rouen / le 106 (+ Dionysos)
04 Lille / L'Aéronef (+ Dionysos)

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3 P'Tit Tour

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3 P'TIT TOUR - 10, rue Jean Guy - 35 000 Rennes

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